Souvenirs d’enfance à Saint Juvat, village fleuri

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Aujourd’hui on parle de Saint Juvat, un petit village de 667 habitants pour être précise, situé dans les Côtes d’Armor, en Bretagne. Ça se trouve être un village où ma maman a passé plusieurs années de son enfance. Dans mon petit reportage, je vous fais découvrir la commune et je vous présente ma maman qui évoque quelques bons souvenirs. Comme à mon habitude, dans cette émission je vais reprendre certains éléments dont on parle dans la vidéo, je vais vous apporter des détails supplémentaires pour approfondir certains points et je vais vous expliquer quelques termes et expressions employées, afin de vous aider à progresser en français.

Saint Juvat: village fleuri

Maison-fleurie-Saint-JuvatJ’ai déjà évoqué le concours des villes et villages fleuris de France dans mon reportage sur Dinan. Je vous invite donc à revoir ce que j’en avais dit à ce moment-là. Pour mémoire, Dinan a 3 fleurs et Saint Juvat 4, ce n’est donc pas rien puisque 4 fleurs, c’est le nombre maximum qui puisse être attribué à une commune. D’autant que Saint Juvat est labellisé de « Quatre-fleurs » depuis 30 ans! En 30 ans, la commune a tout de même beaucoup évolué et est aujourd’hui saluée pour sa gestion durable et écologique du fleurissement. En effet, on y procède à une sélection soigneuse des végétaux, en privilégiant les plantes vivaces et la plantation en pleine terre. On y est également soucieux de réduire l’arrosage et de ne pas utiliser de produits phytosanitaires. Il faut aussi souligner que l’entretien est assuré par un seul employé municipal, aidé par des bénévoles.

Dis maman, c’était comment quand tu étais petite?

Moi j’ai toujours aimé écouter mes parents et mes grands-parents raconter leurs souvenirs d’enfance. J’ai passé beaucoup de temps avec ma grand-mère quand j’étais enfant et je lui demandais toujours de me redire les mêmes histoires qu’elle m’avait déjà racontées des dizaines de fois sur son enfance et sa jeunesse. Je pense que cette mémoire vivante, c’est quelque chose de précieux à transmettre à ses enfants et ses petits-enfants. Ni moi, ni mes enfants on n’a connu autre chose que la société de consommation. Quand je suis née, il y avait déjà la télé, le téléphone, les supermarchés, les appareils électro-ménagers, l’eau courante, l’eau chaude. Mais mes parents et mes grands-parents eux ils ont vu tout ça arriver et je pense que c’est important qu’ils nous racontent comment c’était la vie avant. Moi ce que je retire de leurs récits, c’est une vie sobre mais heureuse. On n’avait pas grand chose mais tant qu’on avait un minimum de confort et de bien être on était heureux. Les enfants passaient beaucoup de temps dans la rue à jouer ensemble avec peu de chose. Moi ma grand-mère elle me racontait que quand elle était petite, à Noël, elle avait une orange comme cadeau. C’était les enfants des riches qui avaient des jouets. Et mon grand-père, lui, il avait une demi-orange seulement, parce qu’il n’y en avait pas assez pour tous ses frères et sœurs. Aujourd’hui on trouve pratiquement tous les fruits qu’on veut toute l’année, on ne se pose même plus la question de savoir d’où ça vient ni à quelle saison ça pousse. Mais dans la moitié nord de la France, après la première guerre mondiale, une orange c’était un fruit exotique et donc un luxe.

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Comme l’explique ma maman, quand elle était petite, les enfants n’avait pas de jouets comme aujourd’hui. On parle des années 50, donc juste après la seconde guerre mondiale. A l’époque la vie était encore assez simple, surtout en milieu rural. Et pourtant les enfants ne s’ennuyaient jamais. Ils jouaient avec des bouts de bois, des boîtes de conserve, ils allaient pêcher à la rivière, ils ramassaient des fruits… Finalement, ils étaient plus libres que ne le sont nos enfants aujourd’hui, où on les laisse rarement sans surveillance. On a beau avoir toute la technologie et le confort moderne, on est moins en sécurité qu’autrefois.

A l’époque de ma maman, il y avait l’électricité mais pas l’eau courante. On n’imagine plus aujourd’hui ne pas avoir l’eau au robinet… Devoir aller au puits remplir les seaux et les brocs, la faire chauffer pour pouvoir se laver. On ne se lavait pas tous les jours à l’époque. Tout est tellement simple aujourd’hui qu’on ne pense même pas à la chance qu’on a.

Breton et gallo

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En Bretagne, on s’attend à entendre parler le breton. Pourtant cette langue n’était pas parlée dans toute la Bretagne actuelle. C’est surtout dans le Finistère et le Morbihan qu’il était employé. En Ille-et-Vilaine et dans les Côtes d’Armor c’était le gallo qu’on parlait. Vous savez probablement que les langues régionales ont été très mal vues pendant longtemps en France. D’ailleurs on entend souvent dire que le gallo n’est pas une langue, mais un patois, comme s’il s’agissait d’une sous langue, d’un dialecte inférieur au français. Pour le breton, bien sûr, on ne peut pas dire ça puisque c’est une langue complètement différente du français. C’est une langue d’origine celte. Le gallo par contre, c’est une langue romane, elle a des origines communes à celles du français. Il est donc plus simple de croire que ce n’est qu’un dialecte du français, parlé dans la campagne, par des populations peu instruites. En réalité, le fait de considérer le gallo comme un patois ou un dialecte n’est que le reflet d’une politique linguistique autoritariste menée par l’Etat français dans le but d’unifier le pays. Toutes les langues régionales ont longtemps été dévalorisées, persécutées, interdites parfois. Elles étaient vues comme des ennemies de la République une et indivisible. Le gallo, comme le breton, ont peu à peu reculé au profit du français. Mais depuis plusieurs décennies on a vu renaître l’intérêt pour ces langues régionales, avec notamment la création d’écoles bilingues. Le gallo et le breton ont finalement été reconnus comme « langues de Bretagne, aux côté de la langue française » par le Conseil régional de Bretagne. En attendant, le mal est fait: le gallo est très peu parlé aujourd’hui.

Côtes d’Armor ou Côtes du nord?

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C’est un autre élément dont on parle dans le reportage. C’est en 1990 que les Côtes du Nord ont été remplacées par les Côtes d’Armor. Dès les années 50, le nom de Côtes du Nord avait été jugé comme dévalorisant et incorrect géographiquement. Et oui, c’est peut-être le nord de la Bretagne, mais il y a tout de même plein d’autres côtes françaises beaucoup plus au nord. En réalité, le changement de nom a été approuvé dès 1962, mais il n’a été appliqué que beaucoup plus tard. Armor, c’est vrai que c’est un joli nom. Ça vient du breton, c’est le « pays du littoral ». Les changements de noms de ce type, tout comme celui de certaines régions françaises il y a peu, sont toutefois souvent décriés par

Termes utiles

Ça grouille silkworm-931555_640.jpg: grouiller, c’est abonder, pulluler. Quand on dit que « ça grouille d’insectes » par exemple c’est qu’il y en a plein.

Trimbaler workman-3011767_1280: (fam) ça veut dire transporter, emmener avec soi, souvent avec l’idée de difficulté ou de quelque que chose de désagréable qu’on fait contre son gré.

Un broc téléchargement (2): c’est un récipient profond à anse et à bec évasé qui sert à transporter des liquides.

Tomber aux oubliettestéléchargement (1): c’est sombrer dans l’oubli, être progressivement oublié par toutes les personnes concernées. Les oubliettes c’était les cachots qu’on trouvait dans les châteaux du Moyen-âge et dont les prisonniers avaient peu de chances de ressortir un jours.

Être gâté santa-claus-3806346_640: on utilise cette expression généralement pour parler des enfants qui reçoivent beaucoup de cadeaux.

L’eau-de-vie 1200px-Hotel_duc_Bourgogne_Beaune_73: c’est un alcool qu’on obtient par distillation d’une boisson faiblement alcoolisée ou d’une boisson de fruits.

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