Écoute, lis les transcriptions et découvre le français du quotidien depuis la Bretagne
Nouveau podcast de niveau intermédiaire
Ecoute les 7 premiers Papillonnages ici et lis la transcription gratuitement
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- Les passages en italique indiquent les tournures idiomatiques
- Les astérisques * indiquent le langage familier
- Les notes [x] sont en bas de chaque transcription
Papillonnages🦋, c’est une petite bulle francophone courte et facile à suivre, en français naturel, pour mettre de la vie dans ton français dès le niveau B1.
Chaque lundi, je partage avec toi un petit moment de ma vie : une observation, une anecdote, une découverte ou une réflexion. À partir de ces petits bouts de quotidien, on va parler nature, apprentissage, langues, neurosciences, culture bretonne, vie perso et vie de famille, interculturel et de bien d’autres choses.
Je parle plus lentement que dans le podcast The French Instinct, mais sans trop simplifier ma prononciation. L’objectif est de t’aider à commencer à faire le lien entre le français des manuels et celui que tu rencontreras dans la vraie vie.
Tu trouveras ici les 7 premiers épisodes de Papillonnages, avec leur transcription gratuite et des liens vers des ressources utiles.
Tu veux aller plus loin ? Découvre aussi The French Instinct, mon podcast pour les apprenants de français qui veulent aller au-delà du niveau intermédiaire et se perfectionner avec plaisir.
Natural French at a slower pace
An intermediate French podcast from Brittany
Papillonnages 🦋 is a short, uplifting French podcast for B1 learners who want to move beyond textbook French and to start getting used to French as it is actually spoken without feeling overwhelmed.
I’ll speak naturally, but at a slower pace than everyday conversations.
Listen to enjoyable glimpses of French every Monday : simple moments of my life in Brittany, ideas that spark curiousity, family life, cross-cultural thoughts from a life spent between languages and countries.
- Les passages en italique indiquent les tournures idiomatiques
- Les astérisques * indiquent le langage familier
- Les notes [x] sont en bas de chaque transcription
1. On papillonne
Tu connais ce joli verbe ? Découvre ce que papillonner veut dire et ce que tu trouveras dans cette nouvelle émission.
Dans mon jardin, il y a beaucoup de papillons qui viennent butiner les fleurs. Et j’adore les regarder, aller d’une fleur à l’autre. Et tout à coup, j’ai réalisé une chose : finalement, je ressemble assez à un papillon. Parce que mes pensées, elles papillonnent[1] tout le temps, elles vagabondent en permanence, en passant d’un sujet à un autre, d’une langue à une autre, comme un papillon qui butine de fleur en fleur. Alors j’ai eu envie de t’emmener papillonner avec moi, à travers ce nouveau podcast.
Chaque lundi, je te proposerai une petite parenthèse en français, de quelques minutes, comme une bouffée d’air frais, un moment pour prendre une bonne inspiration avant de démarrer.
Moi c’est Katy, je suis linguiste, prof de français langue étrangère depuis 25 ans, passionnée par les langues et les neurosciences. Je suis française et j’ai presque 50 ans, ça fait bizarre de dire ça, parce que dans ma tête, j’en ai encore 20 ! Je suis née et j’ai grandi en France, en Mayenne plus précisément, et je vis aujourd’hui en Bretagne. Mais j’ai vécu 13 ans de ma vie adulte à l’étranger, en Espagne principalement. Et c’est là-bas, en Estrémadure, que j’ai rencontré mon mari et que nos enfants sont nés. Je vis donc en permanence entre deux langues et deux cultures ; et je papillonne aussi dans d’autres langues.
J’aime prendre mon temps, savourer les choses simples de la vie … Si c’est aussi ton cas et que tu cherches une façon plus authentique et personnelle d’apprendre le français, alors t’*es peut-être au bon endroit. Ici, je vais partager avec toi des petits moments de mon quotidien, mes réflexions, mes découvertes, des choses qui me touchent, qui m’interpellent ou qui me font sourire.
J’aime apprendre toujours de nouvelles choses, dans tous les domaines, comprendre comment on apprend et comment notre cerveau fonctionne.
Depuis mon jardin, depuis ma maison dans la campagne bretonne, je te ferai découvrir la vie dans la France rurale, en Bretagne en particulier, mais je t’emmènerai aussi vers d’autres horizons. Et je parlerai de ce qui compte pour moi, de ce qui nourrit ma curiosité, qui bouscule les idées reçues et qui peut toi aussi t’intéresser et t’aider à progresser en français avec plaisir.
Je te parlerai à la première personne, tout simplement : de ce que je vis, de ce qui croise mon chemin. Comme si j’ouvrais mon journal pour partager quelques pensées avec toi. À une époque où tout va toujours plus vite, où on surconsomme les informations, les objets, les contenus, moi j’ai envie de te proposer quelque chose de différent : une pause, une vraie voix, des émotions, des expériences ancrées dans le réel.
J’espère t’apporter un petit peu de bonne humeur, d’inspiration peut-être. Parce que je crois que là où il y a de la joie et de la curiosité il y a moins de place pour la haine. Et on a vraiment besoin de ça dans le monde d’aujourd’hui.
Ce podcast, il s’adresse à toi si tu apprends le français dès le niveau B1. Je parlerai naturellement, imparfaitement parfois, comme le font les Français, mais pas trop vite,
Si tu apprécies ces papillonnages et que tu as envie d’aller plus loin dans ta compréhension du français parlé au quotidien, alors et bien je t’invite à découvrir mon podcast principal, The French Instinct, qui existe depuis 6 ans et où tu trouveras des épisodes plus longs, du contenu riche, stimulant, drôle, en français plus rapide, idiomatique et familier. The French Instinct t’accompagnera dans ton perfectionnement jusqu’à un niveau avancé avec cette même envie, toujours, de mettre l’humain, les émotions, la réalité, la diversité, le plaisir et les neurosciences au cœur de l’apprentissage.
Avant de se quitter est-ce que tu pourrais me faire une petite fleur[2] ? Si tu aimes tes premiers papillonnages, pense à t’abonner pour ne pas manquer les prochains rendez-vous. Tu peux aussi laisser des commentaires, je serai ravie de te lire, laisser une évaluation là où tu écoutes le podcast : c’est des petits gestes qui m’aideront énormément à faire connaître l’émission et à toucher d’autres personnes qui apprennent le français.
Je te souhaite maintenant une très belle écoute pour commencer à papillonner ensemble!
Et en attendant, prends soin de toi, et de ton français !
[1] Papillonner : s’intéresser à beaucoup de choses sans s’attarder trop longtemps sur chacune
[2] Faire une fleur : rendre un service
2. Mon jardin
Chaque matin, j’ai un petit rituel tout simple qui m’a fait réfléchir aux bienfaits de passer du temps dans la nature.
Chaque matin, quand la météo le permet, j’ai un petit rituel qui me fait vraiment du bien : faire le tour de mon jardin. Et il y a toujours une belle surprise, malgré la sécheresse qu’on a en ce moment en Bretagne. Par exemple une fleur qui s’est ouverte, une pousse sur une plante, une nouvelle plante qui est apparue. Je pourrais pas vivre sans être au contact de la nature.
D’ailleurs, les années où j’ai habité en ville, sans jardin, ça a été très dur pour moi. Je me sentais comme un oiseau en cage. Et dès que je pouvais, j’allais me promener dans un parc. Quand j’étais étudiante en France, j’habitais tout près du jardin des plantes. Alors j’allais souvent sur un banc pour bouquiner*[1].
Et dans les villes où j’ai habité ensuite, j’ai toujours loué un appartement le plus près possible d’un petit coin de nature. Pour moi, habiter à la campagne, une fois que j’ai fini mes études, c’était une évidence. Que ce soit en Espagne, on en France, j’ai toujours choisi ensuite d’habiter dans des petits villages de campagne. Là j’habite tout près de la forêt et j’ai un jardin avec beaucoup d’arbres.
D’ailleurs, le vert de la nature, ça nous apaise et ça favorise la concentration. Et puis y a* une bactérie présente dans la terre et qu’on inhale quand on est au contact de la nature et en particulier quand on jardine, et c’est un antidépresseur naturel. Elle favorise la production de sérotonine, une hormone qui stimule la sensation de bien-être.[2]
Et toi, est-ce que tu te sens mieux au contact de la nature ? Laisse-moi un petit commentaire pour me le dire!
Pour lire la transcription de cette émission, clique sur le lien dans la description. Si tu as aimé ce papillonnage, pense à t’abonner, à laisser des cœurs, des étoiles ! Et si tu veux aller plus loin en écoutant des histoires du quotidien et des sujets authentiques en français plus idiomatique et familier, retrouve-moi dans mon podcast principal, The French Instinct, avec des épisodes plus longs et plus riches pour dépasser le niveau intermédiaire et progresser avec plaisir jusqu’à un niveau avancé. On se retrouve très vite pour de nouveaux papillonnages ! Et en attendant, prends soin de toi et de ton français !
[1] Bouquiner* : lire pour le plaisir
[2] Je t’ai parlé plus en détail de ce sujet dans l’épisode « Au vert » du podcast The French Instinct
3. Signes de l’âge
Je vieillis, et voilà comment je vis l’approche de la cinquantaine.
Quand j’ai fêté mes 40 ans, ça a été super. On a fait une fête incroyable. La crise de la quarantaine, c’était vraiment pas pour moi ! J’avais bien quelques rides et mes premiers cheveux blancs, mais ça m’était égal.
Pourtant, quelques années après, il y a plein de choses qui ont commencé à changer… En me regardant dans le miroir, j’ai eu l’impression de commencer à plus me reconnaître. Et franchement, j’y étais pas du tout préparée.
Quand on est jeune, on a l’impression que les personnes de 50 ans, c’est des vieux. Et puis quand c’est bientôt notre tour, ben*[1] on se demande comment le temps a passé si vite. Et c’est pas seulement une question d’apparence. Si on dort moins bien, si on mange moins équilibré, qu’on fait pas assez d’exercice, ben* on récupère beaucoup moins vite. Et y a aussi les problèmes de concentration … Et quand on est neuroatypique, ça peut vite devenir catastrophique.
Mon erreur, après avoir fêté mes 40 ans, ça a surtout été de croire que je pouvais continuer comme avant sans en subir les conséquences. Alors forcément, on peut se demander : est-ce que c’est le début de la fin ? Est-ce que je vais continuer à perdre des capacités, à faire moins de choses, à avoir moins d’énergie, à prendre du poids, à devenir de moins en moins capable d’apprendre de nouvelles choses ?
Bien sûr, on va pas forcément faire les choses de la même façon à 50 ans qu’à 20. Faut* s’adapter. Mais ça veut pas dire qu’il faut renoncer. On a cru pendant longtemps par exemple, que le cerveau, il produisait plus de neurones à l’âge adulte. Et même parfois, pour certains « experts » entre guillemets, à l’adolescence, c’était déjà presque trop tard pour apprendre une nouvelle langue.
Mais notre cerveau, il reste capable de changer, de produire des neurones et de créer des nouvelles connexions toute notre vie. Mais, pour que ça se passe, il faut être confronté à de la nouveauté : apprendre, découvrir de nouvelles choses, de nouveaux endroits, rencontrer de nouvelles personnes, se lancer des nouveaux défis. Et apprendre une langue, ça en fait évidemment partie.
Alors si, comme moi, t’*as vu apparaître des petits signes qui te rappellent que le temps passe, faut pas* te décourager. Oui, certaines choses vont changer. Faudra* être plus attentif. Mais ça veut pas dire qu’on est bons pour la réforme ! On peut encore apprendre énormément de choses. On peut encore commencer quelque chose qu’on n’a jamais fait. On peut encore se surprendre soi-même.
Moi, par exemple, l’année dernière, j’ai décidé de me consacrer pleinement à la danse. C’était ma passion depuis l’adolescence, en plus des langues, et franchement, cette décision, elle m’a amenée à vivre des choses incroyables qui ont même changé une partie de ma vie et ça m’a amenée à faire des progrès que j’aurais jamais cru possibles à 47 ans. Mais j’aurai l’occasion de te parler de ça dans d’autres papillonnages.
Alors je sais pas si j’aurai la crise de la cinquantaine. C’est vrai que c’est pas facile de réaliser que plus de la moitié de sa vie est probablement passée, que les enfants ont grandi, voir qu’ils commencent à prendre leur envol. Mais en tout cas, j’ai bien l’intention de rester dynamique et de faire en sorte d’être en forme physiquement et mentalement le plus longtemps.
Et toi, est-ce que t’*as vécu quelque chose de similaire ? Et est-ce que t’*as commencé de nouveaux projets récemment ? Je t’attends dans les commentaires ! Pour lire la transcription de cette émission, clique sur le lien dans la description.
[1] Ben* : et bien
4. Galettes bretonnes
Un plat tout simple, profondément ancré dans la culture bretonne au quotidien, composé d’un ingrédient méconnu ailleurs !
Aujourd’hui, on papillonne en Bretagne !
Quand je vais au restaurant, je dois faire très attention parce qu’il y a des aliments que je digère pas bien, le gluten en particulier. Alors si je veux pas être malade après un resto*[1], je dois vraiment regarder tout à la loupe. Et en France, dans les recettes, de la farine, y en* a très souvent. Mais j’ai vraiment beaucoup de chance, parce que je vis en Bretagne, et en Bretagne on a un aliment très courant, qu’on trouve pas beaucoup ailleurs : c’est le sarrasin.
La galette au sarrasin, c’est comme la crêpe, mais avec de la farine de sarrasin. Et le farine de sarrasin, elle contient pas du tout de gluten! En plus j’adore son goût !
Dans n’importe quelle ville, je vais trouver une crêperie, et dans une crêperie y* aura toujours des crêpes et des galettes. Les crêpes, c’est en dessert, donc sucré, les galettes, c’est un plat principal, donc salé. Et il y a plein de garnitures : jambon, fromage, tomates, champignon, œuf….
L’odeur d’une galette qui cuit sur la poêle, c’est vraiment incomparable ! J’en mange aussi à la maison bien sûr. J’achète les galettes déjà faites, en Bretagne on en trouve dans tous les magasins d’alimentation, dans les épiceries, à la boucherie, au supermarché, même des galettes locales, faites par la crêperie du coin*[2]. Y a aussi les vendeurs ambulants, qui viennent au marché ou qui stationnent chaque semaine au même endroit, dans les villes et les villages, et qui vendent des galettes et des crêpes à emporter. Donc moi j’achète les galettes natures, donc juste la galette en elle-même, sans rien ; c’est pas cher. Et puis à la maison, je prends ma galetière, c’est une poêle spéciale pour faire les galettes et les crêpes, très plate et très lourde, en fonte. Je la mets sur le feu et quand elle est bien chaude je met la galette dessus et après chacun choisit sa garniture. Moi c’est généralement œuf, champignon, fromage de chèvre.
Et toi, est-ce que t’*as déjà goûté les galettes au sarrasin ?
Raconte-le moi dans un commentaire !
Tu retrouveras la transcription de cette émission, dans le lien situé dans la description. Si tu as aimé ce papillonnage, pense à t’abonner, à laisser des cœurs, des étoiles ! Et si tu veux aller plus loin en écoutant des histoires du quotidien et des sujets authentiques en français plus idiomatique et familier, retrouve-moi dans mon podcast principal, The French Instinct, avec des épisodes plus longs et plus riches pour dépasser le niveau intermédiaire et progresser avec plaisir jusqu’à un niveau avancé. On se retrouve très vite pour de nouveaux papillonnages ! Et en attendant, prends soin de toi et de ton français !
[1] Un resto* : un restaurant
[2] Du coin* : du secteur, local
5. Ricochets
Une expression qui évoque plein de belles choses et qui m’a rappelé à quel point les émotions jouent un rôle clé dans l’apprentissage d’une langue.
Cet été, je suis restée très majoritairement en Bretagne, mais j’ai aussi fait une petite escapade en Espagne, on est allés plein de fois se baigner dans les rivières et les lacs, en Estrémadure, c’est une région tellement sauvage, avec de l’eau cristalline, limpide. Et ma fille, elle adore faire des ricochets, même si maintenant elle est grande.
Tu sais, les ricochets, c’est quand tu prends un galet, un petit caillou plat, et tu le lances pour qu’il rebondisse sur l’eau. Elle est plutôt douée, hein, faut l’reconnaître.
Moi j’ai jamais été trop bonne à ça. Probablement parce que j’ai pas la patience de m’entrainer suffisamment longtemps pour progresser. C’est comme tout, ça demande de la pratique, mais c’est pas une activité qui me passionne assez pour y consacrer du temps. Par contre, j’aime beaucoup regarder les autres faire des ricochets, je trouve ça joli, apaisant, c’est une activité qui a une connotation particulière. Ça évoque, pour moi en tout cas, les plaisirs simples, le fait de prendre son temps, d’être proche de la nature, ça me fait penser à l’enfance, à la joie de vivre.
Et justement ça m’a rappelé que j’avais lu cette expression en anglais dans un roman. Je savais pas du tout comment ça se disait en anglais avant ce moment-là mais j’ai rencontré l’expression « to skip stones » dans un roman que je lisais en anglais et je l’ai tout de suite comprise, tout simplement grâce au contexte de l’histoire. Et comme c’est une activité qui me plait, comme y avait un attachement émotionnel pour moi autour de cette expression, ben* je l’ai tout de suite retenue. J’ai voulu la retenir en fait.
Notre vécu, notre ressenti, il a un rôle très fort dans notre capacité à mémoriser quand on apprend une langue. Y a* certains mots qu’on va avoir beaucoup de mal à retenir, peu importent les efforts qu’on fait, et d’autres, parce qu’ils nous parlent d’avantage, parce qu’ils nous plaisent, ou qu’ils nous choquent, qu’ils nous font rire, ou qu’on les trouvent bizarres ou jolis, et ben* on va les retenir beaucoup plus facilement. Notre mémoire, elle est pas neutre, elle est influencée par nos émotions.
Et toi, est-ce qu’il y a un mot ou une expression française qui te plait et que tu aimes répéter ?
Dis-le-moi en commentaire !
6. Sans école
À travers notre expérience familiale, je partage avec toi ma vision de l’apprentissage, faite de liberté, de curiosité et de plaisir.
Une année de plus, mes enfants ont fait leur « non-rentrée » scolaire ! Mes enfants, ils sont lycéens maintenant, mais ils ont toujours fait l’instruction en famille ! C’est comme ça qu’on appelle le homeschooling ou le unschooling en France.
Ils ont quand même une nouvelle année scolaire qui commence, mais ils suivent pas de cours et ils peuvent créer leur propre programme en fonction de leur projet et de leurs goûts.
On part du principe qu’on n’apprend pas quand on y est contraint et qu’on n’apprend bien que ce qui nous plait ou si on a une réelle motivation ou un vrai besoin de le faire. Ce qui est évidemment prouvé par les neurosciences.
Et fonctionner comme ça, ça a pas empêché mes enfants d’acquérir les compétences nécessaires en lecture, en écriture, en maths, de parler anglais, en plus de l’espagnol qui est la langue de leur papa bien sûr, et de découvrir plein d’autres choses dans tout un tas de domaines.
Quand je pense à toutes les heures que j’ai passées à l’école, au collège et au lycée, à essayer d’apprendre des choses qui m’intéressaient pas, à les oublier dès le contrôle passé, et à supporter certains profs ! J’aurais pu faire tellement de choses pendant toutes ces années !
D’ailleurs, c’est à l’école que la plupart d’entre nous ont intégré l’idée qu’ils étaient nuls* dans telle ou telle matière, en langues, pour beaucoup justement…
Mes enfants, ils ont le temps de découvrir ce qui leur plait, de se consacrer à ce qui les passionne. Ils font de la musique, du dessin, ils apprenant des langues, ils sont inscrits à des activités sportives, ce que beaucoup de lycéens ont plus forcément le temps de faire à cause de toutes les heures de cours et des devoirs.
Ils font des projets avec leurs copains. Et puis ils font aussi du bénévolat dans des associations, en aidant les voisins…
Bref, ils sont pas du tout coupés du monde, au contraire.
Et c’est une toute autre façon de voir l’apprentissage, le développement de l’enfant et l’adolescence. Et pour nous c’est une super* aventure !
Est-ce que l’instruction en famille, le homeschooling, ça existe dans ton pays ? Dis-le-moi en commentaire !
Et si tu veux en savoir plus sur ce sujet, tu trouveras des ressources complémentaires et un épisode très complet du podcast The French Instinct. Je te mets le lien dans la description !
7. Après la pluie
Tu connais cette odeur très particulière après la pluie ? Elle a un nom ! Et elle s’explique par un étonnant processus chimique.
Il y a une odeur vraiment particulière après la pluie, surtout quand il fait sec. Tu l’as probablement remarqué. Moi je la trouve très agréable cette odeur. En Bretagne, on la sent en été, quand il a pas plus depuis un certain temps, comme cet été qui a été si sec et où on a eu juste quelques orages. Et c’est curieux quand on y pense, parce que la pluie, ça a pas d’odeur. Et quand il pleut souvent, on n’a pas cette odeur non plus.
D’ailleurs, ça me rappelle quand j’habitais en Espagne, en Estrémadure, où on pouvait facilement avoir plusieurs mois sans une goutte de pluie l’été. La première averse qui tombait, c’était vraiment une joie. Je me souviens que mes enfants, qui étaient petits à l’époque, ils sortaient sous la pluie patauger dans les flaques. Et ils riaient aux éclats.
Et ben* j’ai appris récemment que cette odeur, elle a un nom. Ça s’appelle le pétricor. Et on sait maintenant d’où elle vient cette odeur : elle est créée par un mécanisme chimique en lien avec la chaleur, la pluie et les plantes. Pour se protéger et ralentir leur croissance quand il fait chaud, les plantes, elles produisent une huile végétale.
Quand il se met à pleuvoir, les gouttes d’eau la libèrent et elle se dégage dans l’air. Et y a* aussi des micro-organismes présents dans le sol qui produisent une molécule parfumée. Et tout ça, ça se mélange dans l’air et dans nos narines pour donner cette fameuse odeur, appelée donc le pétricor.
Est-ce que tu aimes toi aussi cette odeur qu’il y a dans l’air après la pluie ? Dis-le-moi en commentaire !
Pour retrouver la transcription, clique sur le lien dans la description de cette émission. Allez, je te souhaite une très belle semaine et je te dis à plus, ciao !
Si tu as aimé ce papillonnage, pense à t’abonner, à laisser des cœurs, des étoiles ! Et si tu veux aller plus loin en écoutant des histoires du quotidien et des sujets authentiques en français plus idiomatique et familier, retrouve-moi dans mon podcast principal, The French Instinct, avec des épisodes plus longs et plus riches pour dépasser le niveau intermédiaire et progresser avec plaisir jusqu’à un niveau avancé. On se retrouve très vite pour de nouveaux papillonnages ! Et en attendant, prends soin de toi et de ton français !
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